Tu fais quoi, dans la vie?

Avant, ça tombait sous le sens: « je suis prof », voilà ce que j’aurais dit.
Mais je ne suis plus prof, enfin plus de façon active. J’ai ouvert ma boite de traduction, qui fonctionne au ralenti (c’est l’été ma bonne dame), mais j’ai du mal à dire « je suis traductrice ». Je fabrique du matériel scolaire et éducatif… mouais, il n’y a pas de titre pour ça en français. Je suis mère? Bah non, je ne suis pas que ça! Et si je me définis ainsi, je peux carrément filer une carte de visite de psy à mon enfant dès maintenant!
Et sinon « je suis confuse » ça colle bien en ce moment, haha. Ça reste toujours moins péjoratif que « je suis cinglée, excusez-moi »!

C’est un article complètement décousu, juste histoire de.
Mon fils a eu un an, et en regardant en arrière, je me suis rendue compte que je me suis complètement donnée, et que j’arrive au stade où j’ai envie de reprendre un peu le contrôle de moi. Et d’être seule, punaise qu’est-ce que c’est bon la solitude quand tu vis depuis un an (et 8 mois de grossesse) avec un petit être constamment collé à toi.

Screen Shot 2017-08-10 at 5.40.50 PM

Je suis allée au cinéma, j’ai vu Detroit, un film de 2h30 qui était absolument génial. Allez-y, je crois que c’est d’intérêt public.
J’ai prévu un weekend sans bébé en novembre, et je me dis que c’est dans loin, tout ça… Je peux souffler 5 minutes? Apparemment pas. Il n’est pas trop de deux adultes pour faire face à 9 kilos qui bougent sans arrêt.
J’ai décidé qu’il était temps que j’arrête d’allaiter le citron parce que je commence à en souffrir, et c’est pas bon pour aucun de nous. Bref, je compose, ou plutôt j’essaie, avec une nouvelle réalité: je suis mère, je suis moi, je suis ex-prof, je suis quoi?
En vrai, même si on est partis quelques temps dans d’autres états, et qu’on a vu des amis, on a pas eu de vraies vacances. Ce n’est tout simplement pas possible, avec un enfant de 12 mois qui grimpe partout, hurle comme la bête du Gévaudan dans les magasins juste pour entendre sa voix, se frustre quand il ne peut pas jouer avec la prise électrique, et doit dormir à la même heure chaque jour — et pas dans la voiture.

Est-ce que je culpabilise? Mais oui, et plutôt deux fois qu’une. On a beau me dire « faut pas », cette expression n’est pas miraculeuse.

J’ajoute que je n’aime tant que ça le pays dans lequel je vis. Malheureusement c’est le pays de mon fils, et malheureusement il y a une main instable à la Maison Blanche, prête à appuyer sur n’importe quel bouton pour faire joujou avec. Assommez-moi jusqu’au prochain terme.

Ah, et comme chaque été, j’ai envie de retourner en Afrique… Oui c’est bizarre, non en fait pas tant que ça, ceux qui comprennent comprennent. Et chaque hiver aussi, vu qu’ici il te neige sans discontinuer sur la gueule de novembre à mai. J’ai souvent envie de sauver le monde, c’est ainsi (et en hiver, d’avoir plus chaud). J’ai souvent aussi la débilité de croire que je vais y arriver. Peut-être juste faire une petite différence? Bon okay, minime hein. Mais merde, j’ai pas envie d’élever mon enfant dans cette jungle où les choses matérielles comptent plus que les gens.

En attendant, j’écris un bouquin et je m’y perds un peu. Pas sûre de savoir si ça me fait du bien ou si ça empire les choses, mais j’ai pondu 70 pages et le reste est à venir. Le premier chapitre, les 5 premières pages sont , et si ça vous tente de me dire ce que vous en pensez, merci, merci infiniment. Sinon, merci quand même d’avoir lu jusqu’à la fin cette espèce de lettre bordélique qui ne veut rien dire.

Vivre en climat froid

Chez moi dans le Vermont, il caille une grosse partie de l’année.
Nous avons un hiver très sérieux, avec de la neige généralement de novembre à mars, et des températures entre -15° et -20°. La neige ne fond pas, mais s’accumule sur la glace des mois durant. Ensuite ça fond d’un coup quand tout se réchauffe (le printemps ne dure que quelques semaines!) et ça donne lieu à la fameuse « saison de la boue ».

img_6197

Au niveau des infrastructures, tout est prévu pour faciliter la vie des riverains en hiver: les routes sont bien dégagées, les déneigeuses passent régulièrement devant les habitations et ce plusieurs fois par jour, les écoles et commerces ferment quand la situation est impraticable. Bref, les gens s’arrangent pour travailler de chez eux s’il y a danger.

img_6238

Dans les cabinets et bureaux, voire dans certains commerces, il y a des chaussons à dispositions des clients et un endroit pour déposer ses chaussures mouillées. Est présenté ici le panier qu’on trouve dans l’entrée chez mon dentiste avec des chaussons propres. En dessous il y a un panier où on met ceux qu’on a déjà utilisé.
Il est aussi commun en cette saison de se rendre chez des amis avec une paire de chaussons dans son sac à main.

Chacun est encouragé à faire monter des pneus neige sur son véhicule, ou à prendre les transports en commun — chez moi, il y a un système de bus gratuits qui font un petit circuit à cause de l’université et de l’énorme hôpital, mais ce n’est pas le cas de la majorité des USA.

Personnellement, j’aime bien l’hiver. La neige, c’est beau, et on peut faire hygge sur son canapé à longueur de semaines. Chez soi, on est bien, on prend une couverture toute douce et on se fait un bon chocolat chaud. Quand il faut sortir, c’est une autre paire de manches. J’ai mis deux ans à comprendre qu’il fallait que j’abandonne mon petit manteau et mes talons pour bien vivre avec ce froid.

Sachez que si je pense qu’on ne s’habitue jamais vraiment au chaud, je pense qu’on peut s’habituer au froid. Et surtout, on peut s’équiper alors que l’inverse n’est pas vrai: quand il n’y a plus rien à enlever, il n’y a plus rien à enlever. Ma tolérance au froid a changé avec les années.

Par exemple, voici ce que je dis:
« il ne fait pas très froid » = il fait entre 5° et -5°.
« il fait froid » = il fait entre -5° et -15°.
« il fait très froid » = il fait plus froid que -15°.
Au delà de -10°, on ne va pas se promener avec le citron; c’est trop dangereux pour un enfant qui ne bouge pas.

Comment je m’habille?
On commence par cette technique bien connue dite « de l’oignon ».


Quand il fait vraiment très froid, je mets un jean et non pas un legging, même si c’est un peu moins confortable. J’avoue que depuis que je suis en congé maternité, j’ai remisé les fringues rigides au placard et je suis la reine du loungewear :-)
Je mets aussi des chaussettes hautes en laine et un épais débardeur d’allaitement. Ça existe avec des manches mais sans soutien-gorge intégré.
Par dessus le débardeur, je mets un tee-shirt à manches longues en coton. Si vous allez en randonnée ou si vous allez faire la potiche dans le froid à regarder une compétition de ski, c’est une bonne idée de remplacer le coton par la laine mérinos ou le cachemire: c’est ce que je fais si je vais me promener dans les bois.
J’avoue que je ne suis pas une adepte des longs sous-vêtements à mettre sous le pantalon, ça me gratouille trop et m’empêche de bien bouger. Comme ma veste descend suffisamment, je n’en ai pas l’utilité.

En fonction de ce que je vais faire, je choisis un pull classique (en coton ou coton/laine) ou un sweat en polaire, voire un gros gilet en laine. Dans les magasins ou les cabinets médicaux, par exemple, il fait horriblement chaud; il me faut donc quelque chose de respirant. Si je vais en balade dans la neige ou que je sais que je vais passer beaucoup de temps en extérieur, je privilégie le polaire. La tirette permet de se déshabiller rapidement et d’allaiter plus facilement. De plus, si j’ai une sous-couche en cachemire, c’est effet radiateur garanti!

img_6235
Les bottes de neige sont un indispensable de la saison. Je les choisis avec des semelles à traction, afin de ne pas me retrouver les quatre fers en l’air sur la neige glacée. Surtout que la majorité du temps, je transporte 7 kilos qui se tortillent dans tous les sens :-D


Après avoir eu plusieurs paires de bottes de neige moyennes (orteils glacés, je prends l’eau, etc.) j’ai maintenant des Pajar, une marque canadienne spécialisée dans l’équipement grand froid. Celles-ci tiennent chaud jusqu’à -22°c (testé, validé!) grâce à une superposition de trucs variés qui forment une grosse couche d’isolation. Et je laisse des petites feuilles d’érable derrière moi quand je marche sur la neige, héhé.
Le confort est au rendez-vous, sans compter qu’elles sont aussi nettement plus étroites que beaucoup de paires et donc, selon moi, plus esthétiques.
C’est le genre de truc qu’on achète au moment des soldes.

screen-shot-2017-02-06-at-5-10-47-pm

Pour finir, en plus d’un bonnet (quelconque), d’une écharpe (polyester ou cachemire) et de gants (j’ai une paire en cachemire, une paire en synthétique obscure « anti-froid » et une paire de mitaines très pratiques pour faire des photos ou essuyer un peu de bave), il y a la veste.

Quand il fait entre -5° et 5°, je porte ma parka La Redoute avec doublure en faux mouton que j’avais mis lors de notre visite de Montréal. Elle peut se mettre jusqu’à -10° avec un équipement conséquent par dessous, mais en ma qualité de primipare, je n’y passe plus avec la doublure si je suis trop habillée. Je suis revenue à mon poids d’avant grossesse mais ma silhouette a changé.

Je réserve cette doudoune noire LLBean aux jours glaciaux parce qu’elle tient vraiment vraiment très chaud. C’est une couette portable! Elle est présentée à la vente comme idéale à partir de -10° mais je la mets à partir de 0° si je ne vais pas faire quelque chose de très physique. Quand le thermomètre affiche des températures positives, j’ai trop chaud avec, et ce même sans bouger.
Elle a une capuche détachable et des poches chauffeuses de mains en plus d’avoir des poches classiques, au cas où on aurait oublié ses gants. L’isolation en plumes est traitée afin de ne pas absorber l’eau, pour garder au chaud plus longtemps. Elle est garantie pour tenir chaud jusqu’à… -40°! Elle permet une grande amplitude de mouvements, à l’inverse de ma parka qui est plus rigide.

Le look d’hiver 
J’ai mis du temps avant de comprendre et d’accepter que mon look « de ville » et surtout d’Européenne n’était pas du tout approprié à l’endroit où je vis. Avec un enfant, il faut aussi que ça soit très pratique. Du coup, j’ai cessé de m’habiller pour l’hiver fantasmé et j’ai adopté la bonne vieille doudoune! Maintenant on en fait de très chaudes sans qu’elles ne donnent l’impression d’être un bonhomme de Michelin.
Les chaussures de neige, j’avais vraiment du mal. Heureusement, certaines marques en font de jolies; je n’ai plus l’impression de partir en expédition sur la lune.
Je le vis bien parce qu’ici tout le monde est habillé ainsi. Mais si je venais en France habillée comme ça, je pense qu’on me regarderait avec un peu de mépris ;-)

img_6241

Le festival de la citrouille

img_2372

C’est l’automne chez moi, et même s’il faisait gris et frais, nous sommes allés au festival de la citrouille organisé par Cedar Circle Farm, une ferme bio du Vermont.

Comme chaque année, on aime aller chercher nos citrouilles et nos coloquintes dans une ferme plutôt que de les acheter au supermarché. Il y en a beaucoup aux alentours de chez nous, celle-ci se trouve à seulement 20 minutes. Pas trop loin pour le premier festival du citron!

img_2311

En temps normal, cette ferme comporte un petit café où on peut trouver des muffins, des tartelettes, du cidre fait avec les pommes du verger, etc.

Pour le festival, il y avait une grande tente montée à l’entrée de la ferme, sous laquelle étaient placées des tables et les stands de nourriture. Nous avons commencé par manger, évidemment! Les plats proposés étaient tous faits avec les produits frais de la ferme. Nous sommes arrivés pile au moment où la majorité des visiteurs finissait de manger et donc nous n’avons pas eu besoin de faire la queue ou de se battre pour une table. Heureusement, parce qu’avec le citron dans l’ErgoBaby, c’était un peu la galère: il pleurait et voulait que je me déplace. J’ai du le réajuster deux fois, j’ai mangé debout en en mettant partout sur les bretelles du porte-bébé, et j’avais un peu froid car je n’arrivais pas à gérer l’Ergo tout en portant ma veste (et je ne voulais pas mettre d’écharpe parce que j’avais peur que le citron s’étouffe dedans).

Je voulais aussi utiliser les toilettes mais il n’y en avait pas! Il y avait seulement des wc chimiques portables, les trucs qui puent par excellence, surtout quand il y a foule. Je me suis fait violence, mais là encore il a fallu sortir le citron du porte-bébé, déclipper le truc de mes hanches, et tout et tout.

Avec un bébé, nous n’étions pas là pour la musique live ni pour l’atelier « fait ton jus de pomme » pour les enfants…

img_2351
contrairement à ce qu’on peut penser en voyant cet enfant en t-shirt, il caillait.

… donc après le déjeuner, nous sommes entrés dans le vif du sujet: trouver nos citrouilles.

img_2313
On peut soit y aller à pied avec un petit chariot comme celui que le Viking tire, soit prendre la charrette à chevaux. Pratique surtout pour le retour où il faudrait convaincre vos enfants de porter les citrouilles choisies!

img_2330
img_2327

Quand on est arrivé face au champ de citrouille, grosse déception. Les citrouilles étaient simplement placées là pour être choisies, et non réellement cueillies. Elles avaient déjà été toutes coupées!

img_2322

img_2317

Nous avons tout de même choisi trois petites citrouilles pour notre pas de porte, et une plus grosse à découper, que le Viking emmènera au travail pour un concours.

Le citron, quant à lui, n’a rien vu et s’est contenté de dormir tout contre moi dans le porte-bébé.

Nous sommes ensuite remontés vers les boutiques permanentes de la ferme.
Il y a plusieurs serres où on peut acheter des fleurs et des plantes, notamment du kale (chou) décoratif.

img_2334img_2366img_2355

Je voulais passer par la boutique de légumes. J’avais besoin d’une courge butternut pour une recette.

img_2341

C’est une chouette boutique qui se trouve dans une grange en bois. Les produits sont bien présentés et donnent envie d’être ramenés à la maison!
Le festival ne dure qu’une journée, et la ferme aux citrouilles est ouverte plusieurs semaines en automne, mais la boutique reste ouverte toute la semaine (d’avril à novembre). On y trouve les fruits et légumes de la ferme, et aussi des fromages et des biscuits locaux.

img_2338img_2343img_2345

On est reparti avec la courge, des radis violets, et une confiture myrtilles-basilic qu’on a immédiatement testée en rentrant :-)

img_2349img_2350

Nous ne sommes pas restés très longtemps. Venir un jour de festival avec un bébé n’est pas l’idée la plus brillante que nous ayons eu, et du coup cette sortie n’était pas aussi relax qu’on le pensait.
De plus, plusieurs aspects de la ferme nous ont déçu. On voulait réellement couper notre citrouille de la vigne nous-mêmes, car c’est plus authentique et c’est l’assurance d’avoir une décoration qui ne va pas pourrir tout de suite. Les champs manquaient de caractère et d’autres activités promises dans la brochure reçue à l’entrée n’étaient pas au rendez-vous: la forêt enchantée n’était qu’une vulgaire aire de jeux sous des arbres, et quand nous avons voulu prendre un café latte à emporter juste avant de partir, on s’est entendu dire que le café n’avait plus d’eau! Plus d’eau… à 16h!

Malgré tout, le petit marché est sympa et m’a donné envie de revenir acheter des fruits et légumes bio. Mais pour une visite de type promenade ou pour aller chercher des citrouilles, on ne reviendra pas.

img_2354img_2370img_2353

 

(Re)lisez aussi: 
La ferme de l’automne 2014
La ferme de l’automne 2015 

Oscar’s day of firsts

Lundi dernier, c’était Labor Day, la fête du travail américaine.
En dehors de la rumeur qu’il ne faudrait plus porter de blanc après cette date, c’est aussi le weekend qui, dans le nord-est, marque officieusement la fin de l’été (officieusement ouvert avec le weekend de Memorial Day); en effet, la rentrée des classes se situe une à deux semaines avant.

Nous en avons profité pour faire un petit tour juste une heure et demie au nord, dans le New Hampshire, et manger encore en terrasse. C’était réellement sympa pour moi de déjeuner et diner à l’extérieur parce qu’enceinte, je ne supportais ni le soleil, ni les moustiques!

Quant au citron, c’était sa première vraie sortie: jusqu’alors, nous nous étions contentés de suivre les recommendations des pédiatres. Avant 6 semaines, on évite au maximum les sorties —> il avait vu le pédiatre, il avait vu le supermarché (enfin, il avait pioncé dans l’Ergo Baby!), mais il n’avait pas vu les montagnes!

Naïfs et plein d’espoir que nous étions, nous voulions voir des arbres déjà orange et rouges: pas d’bol, il faisait encore bien vert au nord, cet été se traine. (EDIT: ça fait 3 ans que je dis « ce n’est pas normal », mais si ça fait 3 ans, c’est normal!).

img_2135

Nous avons commencé par la petite ville de Lincoln, qui n’existe quasiment pas en hiver. Elle est située au pied des montagnes blanches, qui sont trop dangereuses enneigées donc personne n’y passe. Du printemps à l’automne, en revanche, elle accueille les randonneurs qui font le Appalachian Trail (AT), chemin de plus de 2000 miles de long qui traverse les montagnes Appalaches sur 14 états. Elle accueille aussi les touristes qui viennent en montagne pour la journée et les membres d’équipe qui travaillent dans les huttes qui desservent l’AT (ils ne descendent pas pendant plusieurs semaines).
(EDIT: le Viking a travaillé plusieurs étés dans ces huttes, il m’y a d’ailleurs emmenée pour une nuit il y a quatre ans, mais lui, quand il descendait après des semaines coupé du monde, il n’en avait rien à faire d’aller dans un mignon petit café, il allait chez McDo pour utiliser le wifi!) 

J’ai laissé l’appareil photo dans la voiture, mais nous avons « déjeuné » (il était 15h30, haha) en terrasse. Non seulement c’était la première terrasse du citron, mais aussi sa première sortie dans un café, et qui plus est avec un musicien qui nous faisait la sérénade. Il a dormi tout le temps dans sa poussette, avec le petit voile de mousseline au dessus.

Nous avons repris la route en direction du parc naturel Franconia Notch, une encoche entre les chaînes de montagnes. Il y a des lacs et des plages, des chemins de randonnée, des aires de pique-nique, etc., bref plein de belles choses à admirer.

img_2102

img_2105

Nous nous sommes d’abord arrêtés sur une aire de pique-nique: il était temps de changer la couche du citron, et de le nourrir. C’était donc sa première couche changée sur une table de pique-nique, et sa première tétée à l’air libre! 
Pendant que je lui donnais le sein, il y a un mec qui s’est approché. Il cherchait sans doute un endroit où se poser quelques instants, mais quand il a vu ce que je faisais, il est reparti aussitôt! Mes nichons ont tendance à faire peur aux gens…

img_2109
et là je me suis faite piquée par une saleté de moustique sur la main et les chevilles!

Nous avons fait une promenade un peu plus loin, sur un chemin goudronné puisque nous étions en poussette « de ville »…

img_2120

…puis nous avons pris un sentier qui menait à un lac. C’était le premier lac du citron!

img_2127

On peut s’y baigner, mais il faisait frais donc il n’y avait personne dans l’eau, sauf un gars qui faisait de la pêche à la mouche.

img_2131screen-shot-2016-09-10-at-5-33-45-pm

img_2132

img_2140

Nous avons fait demi-tour quand nous avons vu que nous n’irions pas bien loin avec notre poussette sur le sable humide… #lafamillegroseillepartàlaplage

img_2139

img_2161

Franconia Notch se situe dans la région qui abrite le Vieil Homme de la Montagne, vous savez cette fameuse facade de montagne qui ressemblait au profil d’un homme. J’en parle au passé parce que, le pauvre, a perdu la face (hahaha!) il y a quelques années…

Nous avons poursuivi notre chemin jusqu’à Littleton, une autre ville mignonne du New Hampshire.

img_2164

 

img_2168
des gens font une visite guidée de la ville, d’où les guides en costumes d’époque

img_2170

img_2172

img_2174
le citron se laisse bercer par les vibrations de la poussette


Le Viking voulait aller dans sa boutique de guitares favorite, mais il se trouve que le samedi, elle ferme à 17h. Nous nous sommes rabattus sur une boutique de confiseries, qui comporte une énoooorme quantité de bonbons à acheter en vrac. C’était la première fois que le citron voyait autant de bonbons!

img_2186
la photo ne montre pas l’amplitude de ce mur!

Cette boutique est très axée élan, puisque c’est un animal symbolique du New Hampshire (du Vermont aussi), et, bien sûr, sirop d’érable. Alors évidemment, ce n’était pas la première fois qu’Oscar voyait un élan, puisqu’il en a un en peluche qu’il vénère et à qui il donne tout ses « euuh » et « aaah ». Maman et papa? Que d’chie!

img_2177

img_2182

img_2183
le bonheur…

Paie ta tête d’élan empaillé!

Nous avons ensuite découvert qu’une brasserie drôlement sympa avait ouvert ses portes l’an dernier au bord de l’eau.

img_2193

Nous avons dîné là, en terrasse. Autant en profiter, puis je me suis dit que ça serait nettement moins bruyant pour le premier dîner au restaurant du citron, mais aussi que ça allait me permettre d’être plus à l’aise pour sa première fois à être allaité en public (en plus, à l’intérieur, il faisait horriblement chaud).

Je n’ai pas de problème à sortir un sein, on y voit presque rien! Je prévois le coup en mettant une chemise qui se déboutonne, pour éviter de tout enlever, avec un soutif ou un débardeur d’allaitement en dessous. Ça peut se faire d’une seule main, l’autre étant occupée par le bébé. Ce n’est que l’espace de quelques instants qu’on peut entr’apercevoir un peu de chair.
Mais j’avoue que, même s’il y a ici une loi qui protège l’allaitement en public, j’appréhende le jour où une personne un peu coconne viendra me harceler… parce que non, je n’allaiterais pas avec une couverture (vous avez déjà vu un adulte manger sous une couverture? non, bon alors…), ni dans la voiture et encore moins aux toilettes. À ce que je sache, quand j’ai un creux, je dégaine une barre de céréales sans aller me cacher pour la manger, donc je considère que pour mon fils c’est pareil.
En fait, j’ai peur de ma propre réaction: je n’ai pas de répartie sur le coup, je ne sais pas toujours bien me défendre, j’ai peur d’être stressée et de le transmettre à Oscar.

Ce premier allaitement public s’est en fait très bien passé! Les serveuses étaient adorables et ont attendu pour faire venir la nourriture, et personne n’a fait de remarque.
En revanche, le premier change sur une table à langer dans une toilette de restaurant… hum, comment dire, était-ce vraiment le jour qu’il fallait choisir pour faire pipi partout?! Juste après une explosion de caca?! Et était-il nécessaire au restaurant de mettre le chauffage à fond dans les chiottes?!

Je suais comme un veau, jonglant entre laisser une main sur le citron qui hurlait à la mort et faire tenir le sac à langer en équilibre sur le bord de la table, tout en y cherchant une tenue propre. Et dans mon élan, j’ai renversé le tube de liniment. Évidemment.
La prochaine fois, c’est le Viking qui s’y colle :-P
Comme il n’y avait qu’un seul wc (qui faisait femmes et familles), des gens commençaient à faire la queue devant la porte. Je ne voulais donc pas revenir parce que j’avais terriblement envie de faire pipi… j’ai fait pipi avec le citron sur mes genoux. Et oui. La mère parfaite n’existe pas.

Nous n’avons pas mangé en quatrième vitesse, mais nous n’avons pas pris tout notre temps non plus. Le citron, fatigué de sa grosse journée, commençait à s’impatienter.
On l’avait bien couvert et j’avais mis la moustiquaire de poussette en place, mais je ne sais pas pourquoi, j’avais quand même les boules qu’une araignée lui monte dessus… On ne se refait pas! Il a dormi les 90 minutes du retour, et moi, pour la première fois depuis sa naissance, je me suis détendue et je me suis ré-installée à l’avant de la voiture, à côté du Viking. Là, on s’est tenu la main et on s’est dit comme des neuneus que, quand même, on avait bien de la chance d’avoir passé une si chouette journée.