Noël sous la neige

Bien que ce ne soit pas rare ici de passer Noël sous la neige, j’ai connu des années où tout avait fondu 48h avant, et je me souviens encore de 2014: à Thanksgiving la région était toute blanche mais, arrivés au 24 décembre, il faisait 10°C!

Cette année, ce n’est pas la neige ni les températures polaires qui manquent. Nous avons déjà eu plusieurs nuits à -25°, d’autres sont annoncées dans les jours à venir. Quand il fait froid comme ça, au meilleur de la journée nous atteignons les -14° ou -12°, ce qui nous empêche tout bonnement de sortir car l’intérieur du nez se transforme en stalactite!

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Comme chaque année, nous suivons quelques traditions:
* Nous (enfin, le Viking!) allons couper un sapin sur la propriété des parents du Viking
* Je fais des clémentines trempées dans du chocolat noir saupoudrées de quelques grains de sel (pour nous et pour emmener quand nous sommes invités). Succès garanti énorme!
* Nous achetons des pains au chocolat et des croissants congelés, absolument délicieux, que nous dégustons tout le mois — parfois il en reste même pour janvier!
* Nous envoyons des cartes de Noël personnalisées, avec photo
* Le Viking et moi nous refaisons toute la saga Harry Potter en dvd au mois de décembre
* Nous décorons le sapin toujours du même style, avec les mêmes trucs, et nous y accrochons les cartes de Noël que nous recevons
* Nous décorons la maison avec majoritairement du rouge foncé, profond — ce qui rend très bien dans la cuisine blanche!
* Nous allons voir les illuminations à Burlington
* Je suis à la bourre pour l’achat de certains cadeaux — haha oui, c’est aussi une tradition!


Et nous commençons certaines nouvelles habitudes de Noël: 
* J’inscris dorénavant à ma liste de gourmandises de Noël des « boules de neige » à l’orange et au clou de girofle. Testées sur le Viking d’abord puis offertes à ses collègues de travail en petit cadeau de fin d’année, je m’apprête à en refaire une bonne quantité car elles reçoivent un franc succès!
* Nous avons tous les trois des pyjamas identiques (utilisés pour la photo!)
* Nous offrons des cadeaux au citron sur le principe de « envie, besoin, lecture, vêtement »
* Nous avons fait une décoration de sapin personnalisée avec l’empreinte de main du citron
* J’ai acheté des housses de coussin pour Noël ainsi que des taies d’oreiller — l’an dernier, j’avais investi dans un peu de vaisselle de Noël


Pour la décoration empreinte de main, j’ai utilisé un kit qu’on avait trouvé l’an dernier mais qu’on avait pas utilisé.

C’est assez facile, il suffit de rouler le truc puis de mouiller la main de l’enfant, d’appliquer l’empreinte, de faire le trou pour y passer le ruban et d’attendre deux jours que ça sèche. Rien à cuire — ce n’est pas du plâtre, c’est un genre de mousse non-toxique. C’est léger, ça ne fait pas tomber tout le sapin ;-)

Quant à notre playlist de Noël, elle est — cette année encore — placée sous le signe de… Pentatonix! #jelevisbien #levikingdevientfou #lecitronkiffe

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Cette année, le citron s’aperçoit qu’il y a des changements dans la maison: il remarque les décorations, aime aller toucher le sapin et vérifier qu’il y a de l’eau dans le pied. Il demande aussi à être porté pour pouvoir atteindre certaines décorations un peu hautes et il reconnait certaines personnes sur les photos des cartes de Noël. Il a goûté à mes boules de neige à la noix de coco (les ingrédients sont tellement clean) et s’est découvert une passion pour les oranges et les clémentines. La banane est détrônée, haha!
J’ai hâte de voir comment il réagira face aux cadeaux à déballer.

Je vous souhaite à tous de très joyeuses fêtes de fin d’année, et je vous laisse avec d’autres articles sur le même thème ;-)

Il n’y a pas (tout à fait) de Père Noël dans la famille Viking
Bilan de 2016
Cinq livres, édition hiver

Voyager en avion avec un bébé

À l’occasion de Thanksgiving, nous sommes allés rendre visite au frère du Viking et à sa famille. Ils vivent dans le Colorado, à trois quarts d’heure de Denver. Pour vous situer, voici une p’tite capture d’écran de chez Google Maps ;-) Grâce aux vents forts, nous n’avons en réalité mis « que » 4h de vol pour atteindre notre destination!

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Nous sommes partis vers 3h30 du matin — nous décollions de Hartford, CT, afin d’avoir un vol direct et d’éviter la cohue de l’aéroport de Boston (la distance est à peu près identique), c’est pour ça que vous ne voyez pas le point de départ dans le Vermont sur la carte.

C’était le premier vol du citron. Notre inquiétude n’a été égale qu’à la quiétude du voyage: le citron a été un vrai champion!

En partant de chez nous, nous l’avons sorti du lit, enroulé dans une polaire pour braver le froid jusqu’à la voiture, installé dans la voiture et hop, il a continué sa nuit ni vu ni connu. Comme il y avait un accident de camion de sapins de Noël sur l’autoroute (ça ne s’invente pas), nous sommes arrivés à l’aéroport sans une minute à perdre et nous avons embarqué les derniers des derniers… heureusement qu’on ne mettait rien en soute!

Le citron avait passé une bonne nuit complète, il était en forme pour le vol. Nous lui avons donné un petit déjeuner puis il a joué sur nos genoux et s’est promené un peu dans l’allée avec le Viking. La tablette du siège, c’est un excellent divertissement pour un enfant de 16 mois, de même que la pochette à magazines: sortir les magazines et les y remettre, c’est un jeu sans fin! Bon, il y a bien eu un moment où il a tiré les cheveux de la dame devant nous (elle n’a rien dit), tout comme au retour il a voulu prendre le chapeau du monsieur qui dormait devant moi, haha. À chaque vol, il s’est fait pote avec les gens de derrière et la dame qui était dans l’allée d’en face, surtout celle du retour parce qu’elle mangeait une salade: fascination garantie.
(ce sont des vols où on peut ramener sa nourriture — il y avait à vendre des espèces de snacks pour ceux qui, comme nous, arrivent au moment où les portes ferment) 

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la fille au hublot lisait sur sa tablette

Au retour, nous volions de nuit. Après quelques hurlements à la porte d’embarquement
— où, j’en suis certaine, tous les autres passagers nous ont maudit jusqu’à 3 générations —
nous nous sommes rendu compte que le citron avait tout simplement soif. Un petit peu d’eau et c’était reparti, tout s’est également très bien passé. Il a joué la première heure puis il s’est endormi sur moi jusqu’à l’atterrissage.

Aucun problème d’oreille à signaler: il faut dire que c’étaient des vols assez courts (+ un vol est long, + vous êtes sec des voies respiratoires, + vous risquez d’avoir mal) et que nous volions assez bas comparé à un vol transatlantique.

Mais passons aux choses sérieuses:

Qu’est-ce que j’avais mis dans le sac du citron? 

 

Bien sûr, on avait pris cet énorme sac qui était notre sac à langer quand le citron était un bébé-bébé et qu’on trimballait dix couches lavables pour une sortie de deux heures mais maintenant on ne l’emmène qu’en voyage parce que franchement? Ce sac est énoooorme. J’ai l’air d’une tortue sous-alimentée avec ce truc sur le dos! Dans la vie de tous les jours, soit on ne prend pas de sac à langer (oui, j’aime vivre dangereusement, vas-y que j’te balance la couche dans mon sac à main et on en parle plus!) soit on prend un sac beaucoup plus petit.
On voyageait avec le citron sur les genoux, donc il n’a pas droit à son propre bagage mais il a quand même droit à un sac à langer, ils ne sont pas fous non plus chez les compagnies aériennes.

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Dans la pochette de devant, j’avais mis une paire de chaussettes en rab, des lingettes désinfectantes pour la tablette, un « sac » de mouchoirs qui a carrément un bouton pression donc on peut l’accrocher au siège de devant (c’est top moumoute, merci Kleenex), des médicaments adulte et enfant (angoisse de la soudaine drisse en plein vol, amis de la poésie bonsoir).

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Dans le premier compartiment, il y a avait une couverture d’avion qui peut aussi servir d’écharpe, un change complet pour le citron, ainsi qu’un change complet pour moi. J’ai du m’en servir: on a pas eu le temps de changer la couche du citron avant d’embarquer et ensuite il fallait attendre qu’on soit suffisamment stable en l’air pour aller aux toilettes… or le citron avait la même couche depuis la veille au soir et mon slim noir y est passé. J’avais prévu un legging et une robe-sweat, je me suis auto-congratulée. On ne les voit pas sur la photo parce que j’écris cet article au retour ;-)

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Dans le grand compartiment, j’avais mis le petit sac à langer (la pochette dinosaure), qui elle-même contenait le matelas à langer, quelques couches Honest et la petite pochette renard avec un tube d’huile de tournesol* et des carrés de coton à l’intérieur. J’ai tout centralisé pour faciliter le truc.
On a emmené une dizaine de couches lavables avec nous mais pour éviter de devoir stocker les sales en plein vol, on avait pris des couches jetables pas trop dégeu.
Je précise que les deux pochettes sont étanches. C’est Planet Wise qui fait ça, on en a tout une flopée de différentes tailles, je ne pourrai jamais assez en dire du bien!

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Dans le grand compartiment, j’avais également mis une pochette pleine de jouets, dont quelques trucs nouveaux pour bien susciter l’intrigue et étendre le temps d’intérêt.
La pochette évite de tout paumer en transport ou de chercher un truc qui serait tombé au fond du sac. Ce qui a super bien marché c’est… l’amas de post-it! Ce sont ceux qui sont hyper collants (quasi tout le carré, pas juste le bord du haut) et donc on les collait sur le siège pour amuser le citron, puis le Viking s’en collait au visage, etc. J’avoue qu’on a pas dégainé la balle rebondissante en plein vol mais, en revanche, George le singe a fait quelques bonnes cascades sur la tablette amovible!

C’est aussi dans ce compartiment que j’avais mis un grand sac avec de la nourriture: des barres de figues pour nous, des barres « de céréales » pour Oscar, des gourdes de smoothies, des gourdes de porridge, une brique de lait, un « stick » de fromage, etc. Sachez que vous n’êtes pas sujet aux mêmes limites pour les liquides pour les bébés que pour les cosmétiques personnels.

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Dans le compartiment informatique, j’avais mis quelques livres et un album photo, l’élan Mortimer (il a un anneau d’accrochage, c’est pratique) et l’ourson Arsène.

Le porte-bébé, un indispensable des couloirs d’aéroport
On allait pas voyager avec une poussette — ma belle-soeur et mon beau-frère en ont une flotte incroyable — mais l’Ergo Baby nous a accompagné dans les transports. Si vous avez un peu de marche à faire pour trouver votre terminal ou votre porte, voire prendre une navette style métro comme c’était notre cas, rien de mieux que ça. Le support au niveau des hanches est top; je porte encore le citron devant (il n’aime pas être sur le dos) et je ne sens pas le poids!

Bon à savoir
* Pour les vols internes aux US, les enfants de moins de 18 ans ne sont pas tenus d’avoir un papier d’identité —  c’est une bonne idée, cependant, d’avoir leur certificat de naissance sur vous.
* Avec United (qu’on a pris pour avoir un vol direct et parce que les grand-parents nous donnaient des Miles, ce n’était pas par conviction sur leurs bonnes manières…) la personne qui a un enfant de moins de 24 mois sur son billet d’avion est automatiquement considérée comme TSA Pre-Check : tu ne te désappes pas, tu n’as pas besoin de sortir ta pochette de cosmétiques ni tes affaires électroniques, tu passes dans la file la plus rapide, tu n’as pas besoin de sortir le bébé du porte-bébé, etc. À mon avis, ça vaut le coup même quand on a pas d’enfant de faire partie de ce programme!

Et la visite?
Nous ne sommes pas restés très longtemps pour cette cousinade de Thanksgiving. Vous imaginez bien qu’avec 3 enfants de moins de 3 ans qui font des siestes à horaires différents, nous n’avons pas fait grand chose, mais je vous mets quand même quelques photos:


(je précise que les visages sont cachés pour préserver l’intimité des gens qui n’en ont rien à battre que je raconte ma vie sur un blog :-D )

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me voici donc avec mon change d’avion (+ ma veste matelassée + mon sweat à capuche = excellent combo de voyage et accès facile aux nichons si vous allaitez!)

 

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le dîner de Thanksgiving

 

Le citron sur le rocking-chair du cousin, au parc de jeu et intrigué par les boules de Noël de ma belle-soeur.

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moi qui n’en peux plus des photos, haha
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dans une rue de la ville où les cousins habitent

Si vous cherchez une poussette qui permet d’asseoir un petit et d’avoir un plus grand debout derrière ou éventuellement assis en sens contraire de la marche… continuez de chercher! Ce truc ne manoeuvre pas bien du tout.

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le citron et son cousin dans la double poussette de course (la cousine faisait la sieste à la maison)

 

À Boulder, où le citron examine une aire de jeu et des guirlandes, et où le Viking a décidé qu’il voulait installer ce hamac dans notre salon!

 

* sur les conseils de notre dermato, nous sommes passés du liniment (le nôtre était déjà à l’huile de tournesol car l’huile d’olive aggrave les problèmes de peau pour les enfants atopiques — ne jamais mettre d’huile d’olive sur un eczéma par exemple) à l’huile de tournesol seule et nous avons vu une grande amélioration de la peau du derrière! 

Deux mille seize

Dans quelques jours, 2016 s’en finira. Une année bien remplie, c’est le moins que l’on puisse dire. Ah, 2016…
L’année où je suis devenue propriétaire, l’année où je me suis mariée avec le Viking, et avant tout l’année où je suis devenue maman. L’année où trois de mes écrits ont été publiés.
Mais 2016, c’est aussi l’année où j’ai enfin pris le temps de me retourner pour y voir clair — et ça ne fait pas toujours du bien. L’année où j’ai enfin accepté mon insatisfaction professionnelle, et l’année où de nouvelles idées de projet(s) ont germé.  J’espère pouvoir vous en parler bientôt.

Nous avons passé un merveilleux Noël en famille, nous laissant bercer par notre seul désir d’être présents pour notre fils à temps complet. Oscar a été couvert d’amour. Nous avons apprécié ce Noël blanc et poudreux, l’odeur des tartes et du chocolat chaud, la lueur douce des bougies. Sans nous presser. Le premier d’une tradition familiale, je l’espère, qui n’a à coeur que de nous écouter. Car je crois que c’est ça, finalement, la magie de Noël. C’est entendre mon Viking m’appeler lorsque le café a coulé, descendre les escaliers avec mon citron dans les bras, son petit nez tout contre moi, et admirer avec lui la neige qui tombe au dehors.

J’espère que vous avez passé de jolies fêtes et je vous souhaite le meilleur pour 2017!

Existence

Mon grand-père est mort hier matin. Il s’appelait Othon, je l’appelais Pépé.
Il avait 96 ans, une épouse de 9 ans sa cadette, 5 enfants, 6 petit-enfants, et un arrière petit-enfant trois quart. Il a fait la guerre, il a été prisonnier en Russie ou en Allemagne, je ne sais plus, il y a perdu des amis, il s’en est échappé. Toute sa vie, il a gardé le portefeuille de son frère resté là-bas, dans les années 40, comme le trésor qui lui rappelait l’espoir d’être en vie et l’interdiction d’oublier ces horreurs.

Il a été coiffeur, mineur, et footballeur amateur. Il avait des ciseaux, dans un tiroir, qui étaient spéciaux et auxquels on avait pas le droit de toucher. Il a coupé la frange de ma mère de façon catastrophique quand elle était enfant, il a survécu à un grave accident de voiture, et il m’a appris qu’on ne peut pas s’endormir facilement si on a froid aux pieds. Il aimait jouer aux cartes, regarder le foot, et planter des haricots dans son jardin. Il aimait lire le journal le matin et se raser devant la fenêtre du salon.

Ce n’était pas un homme facile. Il était sourd et plutôt despotique, il aimait donner des ordres, surtout aux femmes et encore plus à la sienne, et se plaindre de la nourriture. Il refusait de porter ses appareils auditifs, le monde l’emmerdait à parler si fort. Il buvait de la bière comme on boit de l’eau et aimait les gâteaux. Il nommait les asiatiques en disant « les jaunes » et il aimait les américains, sans doute à cause du débarquement. Il n’avait pas de tact. S’il demandait quelque chose, c’était souvent une exigence, et il fallait s’y plier, au risque de se faire houspiller. Un homme de son âge et de sa génération, on lui passait presque tout. Ça avait le don de me faire enrager.

Il avait de très grandes oreilles, avec un lobe pendant que j’aimais tripoter déjà toute petite. Parce qu’il était devenu difficile d’avoir une conversation avec lui, c’est là sans doute le geste, symbolique de notre relation, qui me manquera le plus.

IMG_8786J’ai pris ce cliché flou de lui le 11 novembre 2013. Il détestait être pris en photo. Je lui avais offert ce pull, qu’il ne mettait jamais. Trop gros, trop chaud, il le grattait. Je crois me souvenir que ma grand-mère l’y avait obligé parce que j’étais en visite en France, en route vers l’Afrique.

Je ne l’ai pas vu dépérir, ces derniers mois.
Je choisis de garder le souvenir de lui fuyant mes photos, tournant la tête, se cachant le visage. Racontant, en riant, comment ma grand-mère lui avait mangé la phalange qu’il a en réalité perdu dans un accident minier.
Je choisis de penser à la fin des souffrances plutôt qu’à la perte. À sa vie plutôt qu’à sa mort. Cette existence, à présent figée dans le temps et dans nos mémoires.
Othon, 31 mars 1920 – 7 juillet 2016.