Histoire du Vermont: les premiers habitants

Les tout premiers habitants du Vermont étaient les Paléoindiens.
Il n’y a que des preuves fragmentaires de leur existence, trouvées par des archéologues qui les ont datées d’il y a 12 000 ans.

Ces Paléoindiens vivaient alors dans un climat dominé par les glaciers. Ils sont venus au nord, dans ce qui est aujourd’hui le Vermont, en suivant les caribous dont ils se nourrissaient. C’étaient des chasseurs et cueilleurs nomades, qui vivaient en groupes de 25 à 30 personnes. À cause de la fonte des glaciers, ils ont continué de migrer de plus en plus au nord pour suivre ces caribous. Ils ont alors quitté le Vermont.

Le changement climatique a lentement engendré l’environnement du Vermont que l’on connait aujourd’hui. Les habitants qui s’y trouvaient alors, que l’on appelle « les gens des bois », se sont habitués à cette nouvelle vie. Pendant la Période Archaïque (il y a 8000 ans), les habitants ont commencé à se sédentariser en fonction des saisons.

Il y a environ 3000 ans, les habitants se sont mis à cultiver des plantes.
C’est un changement majeur, qui se caractérise par une vie beaucoup plus sédentaire. Les « gens des bois » continuaient à chasser, pêcher, et cueillir, mais ils dépendaient de plus en plus des cultures dont ils prenaient soin. Ils faisaient pousser du maïs, des haricots et des courges. Tout cela leur demandait de mettre en oeuvre des techniques d’agriculture: nettoyer les champs, creuser, désherber, ensemencer, et protéger les cultures des animaux et des oiseaux. Ils ont également commencé à préserver leurs récoltes ainsi qu’à fertiliser les sols. Comme cela se déroulait sur trois saisons, les habitants se sont établis là au sein de villages permanents. Des échanges se sont mis en place entre les villages. L’argile trouvée localement a commencée à être utilisée pour fabriquer des poteries.

Avec le temps, les habitants « gens des bois » se sont séparés en cinq villages qui se distinguaient par leurs langues. Deux de ces groupes, que vous connaissez sûrement de nom, vivaient dans ma région du Vermont: les Iroquois (à l’ouest du Lac Champlain) et les Algonquins (à l’est du lac).

Les Abenakis faisaient partie des Algonquins, le groupe le plus large qui parlait la même langue dans toute l’Amérique du Nord. Ce sont eux que les conquérants d’Europe ont rencontré en tout premier lorsqu’ils sont arrivés sur la côte atlantique et ont décidé de migrer vers l’intérieur des terres.

Je vous présente une maison Abenaki.

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Ce type de maison s’appelle un wigwam.
Un wigwam est une habitation circulaire, en forme de dôme, faite d’écorces et de jeunes arbres souples, attachées par des racines d’arbres et du cuir brut.
Une à deux familles maximum y vivaient. Les wigwams étaient positionnés non loin des champs et des cours d’eau. Ce sont des résidences permanentes.

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Le wigwam de la photo est fait d’écorces de jeunes érables, de tilleul, et de peuplier attachés avec du cuir brut de daim. Il a été mis aux dimensions du musée de l’Histoire du Vermont, bien sûr. D’ailleurs, on voit le Viking et la poussette du citron dedans, héhé.

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À côté du wigwam se trouve une partie d’une frise murale qui représente un village Abenaki dans les environs de 1600, au moment d’une récolte d’automne.

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En 1650, les Abenakis avaient déjà rencontré les Européens et fait des échanges commerciaux avec eux. Ces derniers ont apporté quelques changements au mode de vie des Abenakis, en introduisant par exemple les marmites et chaudrons en fer, qu’ils ont alors ajouté à leurs pots en argile.

Malgré tout, les Abenakis ont continué largement de vivre de façon traditionnelle. Ils étaient installés sur les rives d’un fleuve, afin d’utiliser l’eau pour la consommation et pour irriguer leurs cultures. Ils chassaient, pêchaient, cueillaient, puis conservaient les aliments (maïs, poissons, etc.) en les faisant sécher et en les fumant.
En automne, ils se préparaient à l’hiver. Ils décidaient d’un territoire où chasser qui ne soit pas trop difficile d’accès et traitre avec cette météo typique du nord.

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Voici une raquette des neiges. Avant la venue de l’hiver, rude et bien neigeux, ils réparaient leurs équipements et pendaient des peaux de bêtes dans le wigwam (des castors et des renards surtout) pour se faire des vêtements.

Beaucoup d’Abenakis ont fuit vers le Québec après l’arrivée des colons européens, surtout au moment des guerres entre les français et les britanniques (1680, 1760 environ).
Aujourd’hui, il existe encore des Abenakis disséminés dans le Vermont, le New Hampshire et le Maine. Ils ne sont cependant pas reconnus fédéralement et donc n’ont pas de réserve.

Au Québec, en revanche, il existe des réserves: ces réserves fonctionnent comme un pays à l’intérieur du pays. Les Abenakis ont leurs propres gouvernement, lois, police, etc. mais ils sont considérés aussi comme citoyens canadiens et doivent suivre les lois canadiennes. Certains parlent encore Abnaki-Penobscot, leur langue originelle, qui est en voie de disparition, mais la majorité parle seulement anglais ou français.

C’est en allant faire un tour du Musée de l’Histoire du Vermont à Montpelier, la capitale du Vermont, que j’ai appris tout ceci :-)

2 commentaires sur « Histoire du Vermont: les premiers habitants »

    1. Oui! Il n’y a que cette différence orthographique, c’est vrai que c’est marrant! J’arrive pas à le dire à l’américaine d’ailleurs, donc j’évite de parler de cette ville en public sinon on ne comprend pas ce que je veux dire héhé

      Aimé par 1 personne

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