Étire-toi!

Hier soir, j’ai suivi un cours de yoga. C’était exactement le deuxième cours de ma vie, ayant assisté au premier en 2010.

À l’époque, je fréquentais une salle de sport très hype de Baltimore, en plein coeur de la ville. Comme beaucoup de salles, pas mal de cours en groupe sont disponibles sans frais supplémentaires pour les titulaires d’un abonnement. J’avais choisi un cours pour grands débutants mais j’étais ressortie de là insatisfaite: la prof ne connaissait ni le nom des muscles ni celui des os, et je n’ai rien ressenti. Si pas une seule goutte de sueur ne perlait mon front après cette première séance, je n’ai pas non plus éprouvé de sensation de calme ou de relaxation. Au lieu de chercher un cours différent, avec un prof dans un autre style, j’avais, à cette époque, décidé de concentrer mon énergie sur la natation.

Depuis le temps, j’ai repris (et puis arrêté) la course à pied, fait une année quasi sans sport (quand je vivais en Afrique, faute d’une salle ouverte aux femmes de façon régulière), recommencé le sport sur machines à mon retour, bref je suis hyper raide. Vous pensiez encore être la personne la moins souple de la terre? Que nenni, votre hôte ici présente vous a détrôné!

Ma salle de sport actuelle étant loin d’être la meilleure salle de sport du monde (c’est souvent crade, ça pue dans les vestiaires, on ne te donne pas de serviette, et j’en passe, mais c’est tout ce qu’il y a dans le coin!), ils ont évidemment mis la majorité des cours… le matin. Ça doit être une salle qui fait son marketing vers les mamies, car toute personne qui a un emploi un peu commun ne peut se rendre à un cours de step le mardi à 11h15. Hmmm.

Vive la rentrée, un cours de yoga vient de s’ouvrir le mercredi de 19 à 20h! Il s’agit de « Flow Yoga » — je ne peux pas vous en dire plus: à part « Hot Yoga » dont le nom est très explicite, je ne connais rien aux variations de la pratique.

J’arrive dans la salle quelques minutes avant le début, je prends un tapis, et je vois 7 ou 8 personnes en train de s’étirer, donc pour ne pas paraître guiche, je fais pareil. Enfin presque, car je suis tellement peu souple que je suis bien loin de pouvoir toucher le dessus de mes pieds quand je suis assise au sol! Le prof arrive et se présente. Il connait déjà quelques élèves, et comme il y a plusieurs nouveaux, il demande à une régulière de venir se mettre devant, pour les démonstrations. Ça lui permet à lui de venir alors vérifier nos postures et nous corriger s’il le faut.

Il décroche les deux horloges de la salle: le temps qui compte, c’est maintenant. Il tamise la lumière. On fait un « om » tous en choeur et on s’y met. Au début, ça va: on fait la pose du chien, du chat, on lève les bras au ciel. Il faut toujours bien garder soit ses pieds, soit ses mains au sol, car rester en contact avec la terre est crucial. C’est beau, je trouve, cette métaphore.
Après quelques minutes, on s’attelle à faire des trucs plus difficiles, et je manque de tomber quelques fois. J’ai envie de rigoler un peu quand ça m’arrive, je l’avoue. Je ne peux pas, il faut constamment surveiller sa respiration et s’y concentrer. Respiration qui, du reste, est un peu saccadée: c’est que c’est pas facile, d’exécuter les poses, et surtout de les garder!

Au fur et à mesure que le cours avance, le prof nous sort des noms de poses, donc moi qui ne capte rien, je regarde ma voisine et je la copie :-P Je suis beaucoup plus visuelle qu’autre chose, quand il s’agit d’apprendre, alors quand le prof dit « genou droit et main gauche », c’est une langue étrangère, il faut que je le voie. C’est d’ailleurs pour ça que j’avais arrêté de me rendre à la Zumba: une trop mauvaise coordination, malgré le fun de transpirer en musique. Je n’ai jamais réussi à écouter et faire les mouvements à la fois.

Le prof est très avenant et professionnel: s’il voit que je galère, ou que je fais quelque chose d’incorrect, il s’approche de moi et me demande la permission de m’aider. C’est mieux, ça évite qu’on pense qu’il en profite pour tripoter. D’ailleurs, il a dit au début de la classe qu’il comprend parfaitement que certaines positions puissent mettre mal à l’aise.
Il propose aussi des modifications, pour que rien ne soit trop inconfortable ou dangereux. Différentes personnes ont différents besoins, et différentes capacités physiques.

L’heure passe beaucoup plus vite que je ne le pensais. Après quelques étirements et un moment d’intense relaxation en musique, on termine avec un « Om » et on se dit « Namaste » en joignant les mains et inclinant la tête vers les uns et les autres. C’est une façon de reconnaitre la lumière que chacun représente dans la vie.

Après le cours, je suis allée parler au prof. On a discuté de ma raideur et des difficultés que j’ai éprouvées à tenir certaines poses. Ça nous a aussi permis de faire connaissance. C’est important, je pense, ce contact entre prof et élève.

Verdict?
J’ai l’intention de continuer. J’ai beaucoup aimé; sur le coup, je me suis sentie hyper bien, même si j’avoue en avoir bavé. J’ai reconnu là des muscles que je n’avais pas utilisés depuis bien longtemps!
Ce matin, au réveil, dire que j’étais endolorie serait un euphémisme. C’est tel un canard à trois pattes que je quittai le lit. Et ne parlons même pas de devoir monter les escaliers au travail… Le yoga, ça te fait vraiment prendre conscience de ton corps!

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