X-grippe

Screen Shot 2015-01-28 at 2.11.55 PMPendant ma grippe, j’ai travaillé sur ma tendresse pour les années 90. Bah oui, on se soigne avec ce que l’on a! Comprenez, j’ai regardé un nombre incalculable d’épisodes de X-Files, qui sont sur Netflix US. J’avais 8 ans quand j’ai commencé à regarder cette série qui me foutait tellement les boules que je demandais à ma mère de rester avec moi quand ça passait sur M6. La plupart du temps, elle disait oui, et dans le cas contraire je gardais la lumière allumée. Figurez-vous qu’il y a encore des épisodes qui me hantent, comme celui avec l’infirmier sans tête qui veut bouffer Scully car il se nourrit de personnes qui ont le cancer (c’est quand elle a le cancer après son enlèvement, mais chut, je ne voudrais pas vous spolier, des fois que vous ayez la grippe vous aussi, et la même idée médicamenteuse).

Mais il y avait aussi pas mal d’épisodes volontairement drôles, entre autres le coup du triangle des bermudes sur le bateau nazi, celui où Mulder et Scully racontent leur enquête chacun du point de vue de l’autre, ou encore quand ils sont en vacances chacun de leur côté mais s’ennuient tellement que Scully en est rendue à lancer des crayons à papier au plafond (mais est-ce de là que vient la passion de millions d’élèves dans le monde?!).

Cela dit, si vous êtes né après les années 90, la série a une valeur comique constante et intrinsèque.
Parlons notamment de ce moment dans l’épisode Detour (saison 6), où Mulder est attaqué par un arbre mutant aux yeux rouges (mais oui…) et demande à Scully de lui chanter une berceuse puisqu’ils doivent dormir dans la forêt. N’avaient-ils pas pensé à semer des petits cailloux pour le chemin du retour? Le tout, en K-way bleu fluo et en jeans à la coupe et à la couleur douteuses. Merci les années 90, et merci également pour les imperméables les plus horribles du monde que les deux personnages portent, pour les épaulettes de Scully, pour la coupe de Ray Man que Mulder se mange pendant plusieurs saisons, pour les pantalons de costume à taille haute et les chemises sans forme, pour les ordinateurs aux écrans bleus, pour les téléphones portables avec antennes rétractables, et pour les baskets blanches (ma phobie).
Ah, et la musique électronique qui accompagne les effets spéciaux. C’est beau, les années 90.

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Plus les épisodes passent, plus on sent le côté progressiste de la série s’accentuer. Au début, Mulder dissémine ses répliques macho et ne traite pas toujours sa chère partenaire en égale quand ils sont en présence d’autres hommes (—-> ta mère t’a mal élevé, Fox!), mais quand arrive la saison 4, il chiale au moins vingt fois comme une jeune vierge. Okay, vous allez me dire que ça se comprend: son père est tué devant lui, sa mère se suicide, Scully est kidnappée maintes fois, il y a du LSD dans l’eau du robinet de son appartement, il n’a toujours pas retrouvé sa soeur disparue en 1973, son bureau part en fumée, détruisant là des années de travail à pourchasser les petits hommes verts. Et en plus le fameux poster I want to believe est détruit!

Quoi qu’il en soit, même si j’aime les monstres et le gore (et qu’au fond, je kiffe les années 90 parce que ça me rappelle mon enfance, mon année de CM1 et celle de CM2, tous mes posters de X-Files dans ma chambre et autres realia, mes salopettes en jean et l’ouverture du Buffalo Grill à Forbach, et que ça me rassure… quoi comment ça faudrait que je songe à consulter?), ce que j’apprécie maintenant dans la série c’est la relation qui se développe doucement entre Scully et Mulder. À 8 ans, je ne voyais pas du tout les choses comme ça: c’était pour moi incompréhensible qu’un mec et une nana puissent se kiffer (mon moi de 8 ans aurait dit “beurk beurk beurk”), alors tous les trucs subtils et platoniques me sont complètement passés sous le nez. Je pensais qu’ils étaient amis. Ah naïveté quand tu nous tiens!

En réalité, il y a un nombre incalculable de fois où ils se touchent les cheveux et le visage, se lancent des regards, se font des petites remarques, se sauvent mutuellement la vie (et ça finit évidemment dans une embrassade magistrale, et certaines fois Mulder est à moitié à poil). Et surtout, surtout, j’ai une théorie: ils ont plusieurs façons différentes de se tenir la main, chacune signifiant autre chose. Il y a le “je te prends la main du canapé” et le très classique “je te prends la main de ton propre front” ou encore “je pose ma main sur la tienne délicatement” et carrément le “tu es endormi(e)/inconscent(e) mais je te prends la main quand même”, et évidemment le “je te prends la main parce que tu es en train de repousser ma main qui allait venir toucher ton visage”. Que quelqu’un écrive une thèse là dessus, bon sang!
Mulder et Scully ne peuvent exister l’un sans l’autre, ils ne vont qu’ensemble, en équipe, en duo, pour toujours, c’est beau! D’ailleurs pour vous le prouver, il y a une scène dans l’épisode intitulé Tunguska où Scully se trouve devant une porte automatique qui refuse de s’ouvrir. Elle appelle Mulder, et pile au moment où il la rejoint la porte s’ouvre! La porte n’accepte Mulder et Scully qu’ensemble. Même la porte y croit!

Il est grand temps pour moi de retourner au travail… Allez, juste encore un épisode!

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