Séries américaines: les nouveautés de cet automne

Je suis une grande fan de séries. J’aime pouvoir m’attacher aux personnages pendant plusieurs années et les suivre dans leurs aventures. Mais je n’aime pas n’importe quelle série: il faut que les personnages soient intéressants et complexes sans être parfaits, que ça bouge pas mal, que les dialogues soient intelligents, vifs, et piquants, et que les événements me surprennent. Je n’aime pas (plus?) les drames adolescents et surtout pas les petites filles riches qui ont des problèmes qui n’en sont pas: point de Pretty Little Liars (j’ai essayé y’a quinze jours quand j’étais malade, ça ne passe vraiment pas) ni de Gossip Girl pour moi (j’ai lu tous les livres quand j’avais 16 ans, ils sont vachement mieux que la série, et depuis j’ai trop grandi).

Passons directement aux nouveautés de cette année, que j’apprécie, et pourquoi.
1. Gotham 

photo empruntée sur www.fox.com
photo empruntée sur http://www.fox.com

Tout d’abord, sachez que j’aime beaucoup les super-héros et les séries fantastiques, du moment que ça n’est pas à propos de vampires et de leurs histoires à l’eau de rose. Il s’agit là d’une série ayant pour personnage principal Jim Gordon, l’officier de police ami de Batman, et son coéquipier véreux. L’action se passe juste après la mort des parents de Bruce, et on y retrouve les méchants de Batman encore petits/ados/pas complètement méchants. L’esthétique de la série est belle: c’est bien filmé, Gotham est bien représentée, les futurs méchants sont présentés en profondeur, et je trouve que Ben Mackenzie incarne parfaitement Gordon. Pour l’instant j’ai vu deux épisodes: le premier sert surtout à présenter les personnages et à situer l’action, le deuxième nous plonge directement dans un Gotham bien noir et corrompu. Le seul hic, peut-être, est que si vous êtes très très très fan des films de Batman, vous risquez de faire des comparaisons. Et puis, il y a aussi des méchants qui ont été inventés exclusivement pour la série. Le Viking, un inconditionnel de la chauve-souris, a trouvé quelques défauts mais pense que c’est une série prometteuse. Il a nettement préféré le deuxième épisode, car selon lui le pilote était trop rapide. Moi j’ai aimé les deux, et je pense que j’ai trouvé ma nouvelle série supernaturelle de l’année. Les épisodes durent 40 minutes et sont diffusés par la chaine Fox le lundi soir.

2. Black-ish 

photo empruntée sur glamazonsblog.com
photo empruntée sur glamazonsblog.com

Chacun a besoin d’un sitcom drôle et intelligent à la fois. Black-ish est l’histoire d’Andre, un père de famille noir, qui a réussi dans le monde de la pub et qui vit à Los Angeles avec sa femme à moitié noire, ses quatre enfants, et son père à l’humour très particulier. Mais justement, parce qu’il a réussi, il trouve que sa famille a perdu de son identité noire: on s’attend à ce que les noirs vivent dans un ghetto et que ce soient les blancs qui vivent dans des méga-maisons, et ne veut pas que sa famille se comporte trop comme des blancs, d’où le titre: il ne souhaite pas n’être que « un peu noir ». On voit donc Andre naviguer le quotidien avec ses idées, et sa femme essayer de le remettre en place. C’est très frais, et si vous avez regardé suffisamment de séries et de films américains pour comprendre la culture noire et le commentaire social qu’est cette série, je pense que vous allez bien rire! Et on oublie pas que ce n’est pas moins que l’acteur Laurence Fishburne qui joue le rôle du grand-père. Le seul hic? La famille est peut-être un peu trop parfaite, avec une maison impec’ et tout et tout.
Black-ish est diffusé par la chaîne ABC, tous les mercredis soirs, et ça dure 20 minutes.

3. Red Band Society 

photo empruntée sur tvline.com
photo empruntée sur tvline.com

On surfe en ce moment sur la vague des ados malades/mourants sans pour autant en faire tout un fromage. Dans la veine de The Fault in Our Stars, nous avons cette série qui dépeint la vie d’adolescents cancéreux, amputés d’une jambe, anorexiques, en attente de greffe du coeur et j’en passe, et celle d’un médecin et de trois infirmiers qui s’occupent d’eux. Les enfants vivent dans un hôpital de Los Angeles où, ma foi, ils essayent de continuer à avoir une vie normale tout en se posant les questions existentielles qui vont avec leur état: la vie, la mort, l’attente du diagnostic, la culpabilité, pourquoi moi, pourquoi pas. Ça bouge, c’est émouvant et c’est drôle malgré tout: on se situe vraiment au coeur de la dramédie, on fait des blagues avec des choses, en réalité, pas marrantes du tout. Les personnages sont complexes et ont beaucoup de défauts, ce qui les rend d’autant plus attachants. Le seul hic? Les adolescents sont assez stéréotypés, ont l’air beaucoup plus vieux qu’ils ne sont supposés l’être, et ils parlent déjà comme des adultes — ce qui pourrait être un effet secondaire de leur maladie, mais qui nous rappelle quand-même des élucubrations à la Dawson de trentenaire avant l’heure. Je pense que si le personnel soignant adulte n’était pas présent, je n’accrocherais pas autant. Ça me rappelle quand même un peu de mon adolescence à moi, parce-que j’ai eu quelques années d’hosto spécialisé. Red Band Society (parce qu’ils portent tous un bracelet d’identification rouge, il faudra regarder le pilote pour comprendre pourquoi) est diffusé le mercredi soir par la chaîne Fox. Le plus? Les épisodes de 40 minutes sont narrés par l’un des personnages, jeune garçon dans le coma, qui a beaucoup d’humour… et le médecin n’est pas dégeu non plus.

4. How to Get Away With Murder 

photo empruntée sur www.forbes.com
photo empruntée sur http://www.forbes.com

Dans une université de Philadelphie, nous retrouvons une prof de droit à la morale douteuse, son mari étrange, son amant détective, ses deux assistants dont celle qui se fait son mari, et quatre élèves de Master qu’elle a pris sous son aile pour leur apprendre les ficelles du métier. Vu qu’elle est aussi avocate, elle enseigne également sur le terrain, où ses poulains doivent mettre la main à la pâte. Cette série est en fait un puzzle de 22 épisodes: dans le pilote, on voit un peu de la fin, et puis on reprend au début et on essaye de remettre les pièces en place tout en cherchant un ou plusieurs meurtriers. C’est parfois gore, mais on ne s’ennuie jamais parce que l’information est disséminée juste ce qu’il faut. Les personnages sont tous complètement imparfaits, et tantôt on a envie de les gifler, tantôt on se sent mal pour eux. Cette série a été créée par Shonda Rimes (Grey’s Anatomy et Scandal) mais heureusement on n’y retrouve pas la même propension à la nunucheté que dans les aventures de Méré et Derek. Par contre, sa signature y figure bien: des personnages principaux forts et noirs, des relations entre noirs et blancs qui frisent le racisme, des personnages gays, et du cul. Le seul hic? Peut-être le fait que la série ne survive pas après cette première saison si jamais l’intrigue est bouclée. HTGAWM, c’est tous les jeudis sur ABC et ça dure 40 minutes.

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