Tag: vis ma vie de… maman!

Taguée par Maman BCBG, je suis trop contente parce qu’on ne me tague jamais haha et c’est nul mais j’aime bien les tags!

1. Présente toi en quelques mots, combien as-tu d’enfants? Quels sont leurs prénoms? Quels âges ont-ils?

Aurore, prof de français en disponibilité, traductrice freelance et wannabe auteur. J’ai 30 ans (et demi), j’aime faire la cuisine, j’ai vécu sur 3 continents différents et j’attends la suite! Je commence ma 8ème année consécutive hors de France. Ça ne me dérangerait pas de revenir vivre un peu en Europe, mais la France est bien bas sur ma liste.
Mon citron, Oscar, est né au milieu de l’été 2016, après une grossesse compliquée. Il avait un peu d’avance. Il n’est vraiment pas prévu qu’il soit suivi d’un autre bébé qui passerait par mon utérus. Le Viking a décidé de se donner encore deux ans de réflexion avant de passer sur le billard, haha.
(c’est courant, aux US, comme procédure)

2.  Avant de connaitre officiellement le sexe de ton enfant, le connaissais-tu déjà au plus profond de toi? 

Oui et non.
Du côté du Viking, il n’y a pas eu de fille depuis 5 générations. Du coup, non seulement je parlais à mon ventre sous la douche (« sois une fille! ») mais j’espérais prouver que ce n’était pas impossible: dans sa famille, ils me sortaient tous des pseudo règles génétiques douteuses (que mon médecin avait discrédité en rigolant un bon coup), mais ils n’en démordaient pas! J’avais cependant le sentiment que c’était un garçon; nous avions un prénom de fille avant l’échographie mais pour un garçon, nous cherchions encore. Mes élèves avaient d’ailleurs décidé de m’aider, haha:

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vous noterez bien qu’on m’a même suggéré Jesus comme prénom! (c’était un élève hispanique)

Quand la technicienne nous a annoncé le sexe (à 5 mois, pas avant ici, pour des raisons légales), pas de surprise donc. Ça m’a semblé « naturel » dans la minute qui a suivi, mais beaucoup de gens m’ont demandé si je n’étais pas déçue car j’avais beaucoup parlé de fille (je ne l’étais pas). En sortant de là, avec le Viking, nous sommes allés faire une photo:

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je jure qu’en général, je ne suis pas du tout du style « le bleu, pour les garçons, le rose pour les filles », bien au contraire!

Finalement, la fille, c’est ma belle-soeur qui l’a fait: May, la cousine du citron, est née six mois après lui, c’est la première fille depuis les années 20, je crois!

3. Maman au foyer ou maman au travail?

Maman qui travaille de la maison, cette année. Mais j’ai envie de reprendre une activité à l’extérieur, soit l’an prochain, soit l’année où le citron ira à l’école, au moins à temps partiel. Enseigner me manque. Qui me raconte des vannes nulles (j’adore les vannes nulles et les jeux de mots pourris) si ce n’est pas un groupe d’ados de 14 ans?!

4. As-tu un objet ou quelque chose de symbolique faisant référence à ton enfant qui ne te quitte jamais? 

J’ai un sautoir de chez Happy Bulle que le Viking m’a offert le mois suivant la naissance du citron. C’est une médaille dorée avec les empreintes de pieds d’Oscar gravées du côté pile, et son prénom + sa date de naissance au format européen du côté face. Je ne le mets pas tout le temps, en revanche.

5. As-tu déjà vécu une situation où ton instinct de maman a pris le dessus? 

La dernière fois que le citron a eu un check-up chez le médecin. Notre pédiatre est à l’hôpital donc c’est une infirmière qui pèse, mesure, et prend les constantes de l’enfant avant qu’il arrive.
Le citron avait peur de cette femme qu’il ne connait pas et s’est mis à pleurer quand elle a voulu l’approcher. Elle n’arrêtait pas de lui dire « non, ça ne fait pas peur, ne pleure pas » tandis que moi je répétais « on a le droit d’avoir peur de quelqu’un qu’on ne connait pas, et on a le droit de pleurer » (en anglais pour le coup, pour qu’elle me comprenne) mais elle continuait « non non ça ne fait pas peur » et moi aussi j’insistais « mais siiiii, on a LE DROIT d’avoir peur et de l’exprimer ». Je crois que c’était surtout un malentendu; elle pensait que je disais au citron que le personnel médical fait peur.
Que personne ne dise à mon fils que ce qu’il ressent n’est pas légitime. JE MORDS.

6. Fais-tu partie de ces mamans qui ont gardé leur test de grossesse? 

Non! J’ai une photo, mais vu qu’il était imprégné d’urine… J’ai gardé le cordon ombilical, en revanche (il est tombé chez le pédiatre donc j’ai demandé un tube à analyse d’urine) et ici aux US tout le monde trouve ça dégeu. J’ai fait une boite pour le citron avec les bracelets de naissance qu’on avait tous les 3 (le Viking est resté les 4 jours avec nous, super maternité) et d’autres souvenirs de sa naissance.

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7. As-tu du mal à te séparer des affaires de ton enfant? 

Les objets de puériculture, non. On en a déjà vendu pas mal, je ne suis pas attachée à sa première poussette, par exemple. Pour les vêtements, j’ai une pile « je garde, je veux en faire une couverture patchwork » et une pile « je donne/je garde pour des copines qui vont bientôt sauter le pas ».

8. Un achat qui te trotte dans la tête depuis quelques temps mais que tu n’as pas encore fait?

Pour moi? Je n’aime pas mon alliance des masses, j’en voudrais bien une autre.
Pour le citron? Plus de livres en français avec des pages cartonnées.

9. On dit souvent que pour un premier enfant, on a du mal à acheter d’occasion. As-tu réagis différemment pour ton deuxième enfant? 

Je n’ai qu’un enfant et je confirme que non seulement je ne voulais rien d’occasion, mais j’en avais rien à battre qu’on veuille me donner des habits déjà mis! Je trouvais tout moche, tâché, que ça sentait… (quelques exceptions quand même)
Si un jour on adopte un enfant, il aura ses affaires à lui. Le Viking est un deuxième enfant; il a beaucoup souffert d’être celui qui reçoit les restes (objets matériels et attention).

10. Un fait marquant depuis la naissance de ton enfant à nous raconter? Qu’il soit heureux ou un peu moins… 

Je vais partir sur du trivial et marrant: mes cheveux ont changé de texture!

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À gauche, mes tiffs avant grossesse et hormones. À droite, mes cheveux aujourd’hui même (j’ai pris la photo ce matin pour montrer à ma cousine!). Le citron boucle, je lui « ai donné » :-)  Bah, j’ai passé mon adolescence à me lisser artificiellement les cheveux, maintenant je les ai hahaha.

11. As-tu déjà craqué nerveusement depuis que tu es maman? 

En dehors de l’épisode récent où je me sentais perdue, voici quelques exemples:
— un matin, le citron était sur son tapis et a vomi un peu par le nez, ça l’a fait hurler, j’avais peur qu’il s’étouffe, je surveillais le petit déjeuner qui cuisait, le Viking était tout zébulon, ça m’a énervée qu’il ne s’inquiète pas et qu’il ne prenne pas spontanément le relai dans la cuisine pour que j’aille m’occuper de mon citron. J’ai fini par lâcher mes saucisses et mes oeufs, qui ont brûlé, il y avait un peu de fumée dans la maison, je bouillais. Ce jour là, non seulement des noms d’oiseau ont volé mais il y a également une poêle à frire qui a finie dehors, dans la neige… On a mangé des céréales.
— une nuit qui n’en finissait pas, le citron n’avait pas dormi, il fallait se lever et se préparer car on avait prévu de prendre le petit déjeuner dans un « diner » avec la mère du Viking et des amis à elle à 9h du matin (alors qu’on habite à 40min…), le Viking m’a réveillée à 7h et me pressait, en descendant je me suis pris les pieds dans un transat (vide) posé devant les escaliers —> le transat a fini dans le mur, il y a d’ailleurs une encoche dans le mur en question!
— l’élection du 45ème président américain, ou ledit orange, car j’ai très peur pour l’avenir de mon fils, qui est binational. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps.

12. Voulais-tu plusieurs enfants avant d’en avoir? Ton avis a-t-il changé depuis? 

Je voulais un seul enfant. J’ai majoritairement détesté être enceinte et je disais « plus jamais! » même si on aurait pu croire le contraire parce que je riais tout le temps (de désolation) tellement c’était ridicule d’inconfort. D’ailleurs là, on me voit juste avant qu’on m’emmène au bloc et je suis en train de me fendre la poire.

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Après ma césarienne, j’étais défoncée aux hormones et je planais à cent mille (je me souviens encore avoir vanné les 3 étudiants qui assistaient à l’opération), alors quand on m’a mis le citron sur la poitrine, il se peut que j’ai dit en vouloir dix à une gentille infirmière… Je me suis calmée depuis, j’en suis revenue à mon chiffre initial.
Je n’exclue pas d’adopter un deuxième dans cinq, six, sept ans…

Le Viking voulait deux enfants; lui en revanche, il a changé d’avis haha. Un lui suffit.

 

Un autre tag parental
Ma grossesse toute pourrie
L’annonce de ma grossesse
et plein d’autres trucs dans la catégorie « citron vert »!

 

Le Citron au restaurant

Si ça nous arrive de sortir sans le citron, notamment pour aller voir un film, c’est rare qu’on se fasse un restaurant sans lui. Non seulement je n’aime pas qu’il mange seul — il mange avec nous, au même moment; certes ça prend plus de temps parce qu’il faut s’interrompre pour lui donner/l’aider/rattraper au vol le bout qu’il veut donner au chat, mais je ne veux pas me passer du côté communautaire des repas —  j’aime aussi l’idée qu’on lui ouvre un univers gustatif dès tout petit, en l’emmenant dans des restaurants étrangers. Il faut savoir que j’adore absolument toute nourriture asiatique. Japonais, chinois, thaï, coréen, indien… Je pourrais ne manger que ça! Dans la ville voisine, il y a aussi un restaurant népalais qui est super, par exemple. Il nous manque cependant un vietnamien!

Comme nous allions samedi à Montpelier, la capitale du Vermont, avec un copain qui est en visite dans le coin pour quelques mois, on en a profité pour y faire un tour. Mais avant de se restaurer, le citron s’est amusé dans la maisonnette d’une librairie qui a tout un étage dédié aux enfants!


Je me souviens qu’on avait emmené le citron au restaurant japonais tout au début de sa diversification alimentaire. C’était peu fun parce qu’il fallait lui prendre des trucs qui s’écrasaient bien: l’une des employées nous avait donné un petit bol de tofu soyeux, par exemple. Avant un certain âge, c’est quand même plus pratique d’emmener une purée maison ou une petite gourde achetée — ce qu’on avait fait en vacances à Portland, dans le Maine, au printemps.

Maintenant, il est assez grand pour mâcher quelques trucs. Si on sort manger, on lui donne un peu de nos assiettes, en coupant des bouts qu’il peut attraper seul. On ne le restreint sur aucun aliment ou assaisonnement du moment que le format est adapté ( = mou). Il mange du chili, par exemple. La texture n’est pas idéale pour qu’il puisse bien manger seul, mais les épices ne le gênent pas.
À la maison, la seule chose à laquelle je fais attention dans ma cuisine, c’est le sel: si possible, je n’en mets pas du tout.

Depuis cet été, le citron aime manger indépendamment. Ça ne veut pas dire qu’on ne lui donne pas du tout de purées ou qu’on ne l’aide pas, mais s’il y a quelques chose d’écrasé au menu, soit on s’assure que ce soit assez épais pour qu’il puisse attraper des bouchées avec ses doigts (pas intéressé de tenter la cuillère lui-même), soit on l’aide avec une cuillère mais on lui propose aussi des choses en morceaux à côté pour qu’il ne se frustre pas de ne pas manger seul. Pour les soupes, par exemple, je retire la majorité du bouillon de sa portion et j’écrase le tout grossièrement; de cette façon, il peut manger seul.

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Comme le restaurant vietnamien où nous sommes allés sert majoritairement des phô (soupes vietnamiennes traditionnelles), nous avons préféré lui prendre des entrées à part car nous voulions des soupes. Deux entrées ont largement suffit niveau quantité: il n’a pas tout fini, et de ce qu’on lui a donné, la moitié a fini au sol :-D

Je voulais lui proposer un dîner équilibré: nous lui avons d’abord commandé une salade de papaye verte. C’était râpé et assez vinaigré, mais ça ne l’a pas perturbé (moi je n’ai pas aimé!). Il a ensuite mangé des raviolis au poulet cuits à la vapeur. Il a fallu les couper pour lui donner des petits morceaux. Il a mangé le ravioli et la farce séparément parce que tout était sorti en les ouvrant, mais ça ne l’a pas dérangé non plus. On lui donne directement sur la table, au risque de se retrouver avec une assiette brisée au sol.

Le petit + des restaurants asiatiques, c’est qu’on trouve facilement des fruits et des légumes crus ou cuits, présentés de façon assez simple. Un carpaccio d’avocat, par exemple, est standard dans un japonais. Un assortiment chou râpé, brocoli au sésame et haricots noirs sera présent chez un coréen. Des cubes de mangue chez l’indien, etc.
Il y a évidemment le tofu nature, même si fade, qui sont faciles à prendre en main et à mâcher pour un petit d’un an.

Il est possible de commander les plats en version vapeur plutôt que sautés (ou frits) dans pratiquement tous les restaurants chinois. De même, il n’y a pas de « menu enfant » qui pourrait tenter les petits ou les parents à coup de nuggets et frites, ce qui serait quand même dommage quand on se retrouve face à de bonnes brochettes japonaises ou à un excellent tikka marsala indien!

Et ce sont toujours, selon moi, des restaurants super ouverts aux enfants!
Si vous fréquentez les restaurants asiatiques, même sans être parent, vous l’avez surement remarqué. Il n’est pas rare de voir les jeunes enfants du personnel venir jouer ou dîner dans la salle, même dans un bar à sushi plutôt guindé! Il y a un chinois pas loin que nous adorons; les deux ados des propriétaires font souvent leurs devoirs au milieu des clients tout en mangeant, haha. Je trouve que ça apporte quelque chose de tellement authentique, je me dis que si les enfants du personnel mangent là, c’est que c’est vraiment bon.

Ils se plient en quatre pour aider les familles à composer une version adaptée à ce que
l’enfant peut mâcher, apportent souvent un petit truc gratuit comme un bol de tofu pour faire patienter l’enfant, et ne font pas la tronche si des ustensiles volent ou si le bébé fait un peu de bruit. Bon, ça reste assez vrai pour les restaurants américains en général: les petits sont rarement regardés de haut. Je ne sais pas si on peut en dire de même pour un restaurant français?

Tout ça pour dire que je « valide » le restaurant asiatique avec un petit de 13 mois, si vous hésitiez encore!

La rentrée, ma p’tite dame

Cette année, je ne fais pas la rentrée: je n’ai pas de poste. Aux US, quand tu perds ton poste, on ne te reclasse pas. Tu es sans emploi, point barre.

J’en avais déjà parlé auparavant, je teste la traduction freelance et j’essaie d’écrire un bouquin, truc dont je rêve depuis dix, quinze ans… L’écriture se passe plutôt bien, j’essaie d’être assidue et j’ai des carnets partout dans la maison et dans le sac, au cas où. Le besoin de prendre des notes surgit souvent quand je suis en train de rêvasser dans la voiture sur le siège passager, par exemple (c’est le temps libre et « l’ennui » qui favorisent la créativité, je ne vous apprends rien). La traduction, c’est plus aléatoire et les missions viennent souvent en groupe. Pour le moment, je ne peux pas encore me payer de salaire, haha mais il faut que je paie mes impôts, comment on fait déjà?!

Contre toute attente, l’enseignement me manque. Qui me raconte des vannes nulles (j’adore les vannes nulles) puisque je ne passe plus mon quart de journée avec des adolescents?! Ils ne connaissent pas (trop) le déo mais ils sont fun les ados, quand même…  Tous les à-côtés, en revanche, ne me manquent pas: l’administration qui fait n’importe quoi, les collègues qui deviennent fous à l’approche de la rentrée et de la fin de l’année, les parents… Bah oui les parents, il faut quand même le dire, ce sont les entités les plus pénibles dans l’histoire de l’enseignement. Je sens que quand le citron ira à l’école, il faudra que je travaille vraiment sur moi pour ne pas être le parent que je détestais en tant que prof! Il les cumulera, en plus, mon citron: son père est prof de maths!

Le Viking a repris le chemin de son lycée plus tôt que toutes les autres écoles du coin: le 23 août! Je lui avais demandé ce qu’il voulait faire le dimanche précédent; il a choisi d’aller à une plage du coin.

(l’eau était chaude mais j’avais oublié mon slip à la maison et comme je devais retrouver une copine au resto, je ne voulais pas y aller cul nu sous mon short de rechange haha donc je ne suis pas allée plus loin) (oui je suis blanche des jambes, vous bronzez des jambes, vous?) (qu’on m’explique comment faire un selfie sur le lac)

C’est « marrant » parce que juste avant ça, j’aurais tué les voisins pour partir sur une île déserte seule avec moi-même, laissant là bébé, mari, chat, et ma cuisine qu’il faut apparemment nettoyer 5 fois par jour si on veut qu’elle reste acceptable (une cuisine blanche?! plus jamais!). Mais dès que le Viking est retourné au boulot, paf, ma routine avec le citron s’est remise en place sans y penser. C’est comme si je n’avais jamais fini mon congé maternité (alors que j’avais repris fin mars!). Nos habitudes se sont reportées automatiquement et mon sentiment d’être complètement inadéquate s’est envolé. Étrange, étrange, mais en même temps je me connais bien: l’été me rend toute chose, ça doit être le souvenir programmé de mon adolescence insouciante, à faire n’importe quoi, qui ressurgit et me dit « encore, encore, avant que tu ne sois trop vieille, t’as déjà 30 ans ma fille ». L’automne m’apporte calme et paix intérieure, même si la météo est encore estivale par ici.

Je garde, en revanche, les progrès que j’ai fait pour laisser le citron évoluer dans un monde où je ne suis pas omniprésente et arrêter de croire que personne d’autre ne peut s’occuper de lui sans l’abîmer. Et ce n’est pas pour me déplaire! Je suis persuadée que c’est parce que j’ai tant résisté à tout ceux qui essayaient de me forcer à la séparation que j’ai pu y arriver quand j’étais prête, et pas à coup de « il faut que » et autres débilités péremptoires.
— Bon parfois, on a pas le choix, faut bien retourner au travail, je n’accuse personne, je parle plutôt de la séparation pour aller faire des trucs genre ciné, resto, expo, etc. —

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cuisine pas rangée, portes d’en haut repeintes qui attendent d’être remontées sur leurs gonds, maman qui ne se coiffe plus, bref c’était l’été MAIS le citron n’est pas avare de bisous, ça compense.

Le citron a fêté ses 1 an cet été, sur le thème de Dr. Seuss (une légende des livres pour enfants, aux US) — ou plutôt, c’est nous qui avons fêté: lui s’est contenté de regarder avec interrogation sa bougie et de se faire le demi muffin qu’on lui a laissé manger (c’était un truc vegan sucré au sirop d’érable, faut pas charrier non plus, on va prétendre le plus longtemps possible que le sucre n’existe pas!). Nous étions dans le Maine.


Ça s’est fait juste entre nous avec les grand-parents paternels et puis ensuite, on l’a amené à la plage et il a mangé du sable.


On a loupé la photo avec les 12 citrons, du coup, et comme là il va sur ses 14 mois… c’est fichu! Il n’y en aura qu’onze, dommage.

Le citron a aussi découvert la piscine, cet été:
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Et le musée des sciences (il a eu un pass annuel de ses grand-parents pour son anniversaire):

Le Viking était en mode Amish tout l’été…

Il a 7 dents (le citron, pas le Viking!), il mange presque tout comme nous, il dit « mama mama » (mais c’est tout; je parlerai bientôt des spécificités langagière des bébés bilingues), il comprend plein de trucs en français (mais je ne suis pas sûre de ce qu’il comprend en anglais), et il fronce son petit nez quand il rit (comme moi). Il a les yeux bleus de son père (mais de profil, je continue de trouver qu’il ressemble à moi bébé), et il adore que je le prenne en photo. Il aime danser, il se damnerait pour manger un yaourt (et pourtant les yaourts bébé, c’est pas fameux haha). Parfois, il fait la grasse mat’, comme ce matin —> et maman peut revenir sur son blog!

 

Bonne rentrée à tous!

Tu fais quoi, dans la vie?

Avant, ça tombait sous le sens: « je suis prof », voilà ce que j’aurais dit.
Mais je ne suis plus prof, enfin plus de façon active. J’ai ouvert ma boite de traduction, qui fonctionne au ralenti (c’est l’été ma bonne dame), mais j’ai du mal à dire « je suis traductrice ». Je fabrique du matériel scolaire et éducatif… mouais, il n’y a pas de titre pour ça en français. Je suis mère? Bah non, je ne suis pas que ça! Et si je me définis ainsi, je peux carrément filer une carte de visite de psy à mon enfant dès maintenant!
Et sinon « je suis confuse » ça colle bien en ce moment, haha. Ça reste toujours moins péjoratif que « je suis cinglée, excusez-moi »!

C’est un article complètement décousu, juste histoire de.
Mon fils a eu un an, et en regardant en arrière, je me suis rendue compte que je me suis complètement donnée, et que j’arrive au stade où j’ai envie de reprendre un peu le contrôle de moi. Et d’être seule, punaise qu’est-ce que c’est bon la solitude quand tu vis depuis un an (et 8 mois de grossesse) avec un petit être constamment collé à toi.

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Je suis allée au cinéma, j’ai vu Detroit, un film de 2h30 qui était absolument génial. Allez-y, je crois que c’est d’intérêt public.
J’ai prévu un weekend sans bébé en novembre, et je me dis que c’est dans loin, tout ça… Je peux souffler 5 minutes? Apparemment pas. Il n’est pas trop de deux adultes pour faire face à 9 kilos qui bougent sans arrêt.
J’ai décidé qu’il était temps que j’arrête d’allaiter le citron parce que je commence à en souffrir, et c’est pas bon pour aucun de nous. Bref, je compose, ou plutôt j’essaie, avec une nouvelle réalité: je suis mère, je suis moi, je suis ex-prof, je suis quoi?
En vrai, même si on est partis quelques temps dans d’autres états, et qu’on a vu des amis, on a pas eu de vraies vacances. Ce n’est tout simplement pas possible, avec un enfant de 12 mois qui grimpe partout, hurle comme la bête du Gévaudan dans les magasins juste pour entendre sa voix, se frustre quand il ne peut pas jouer avec la prise électrique, et doit dormir à la même heure chaque jour — et pas dans la voiture.

Est-ce que je culpabilise? Mais oui, et plutôt deux fois qu’une. On a beau me dire « faut pas », cette expression n’est pas miraculeuse.

J’ajoute que je n’aime tant que ça le pays dans lequel je vis. Malheureusement c’est le pays de mon fils, et malheureusement il y a une main instable à la Maison Blanche, prête à appuyer sur n’importe quel bouton pour faire joujou avec. Assommez-moi jusqu’au prochain terme.

Ah, et comme chaque été, j’ai envie de retourner en Afrique… Oui c’est bizarre, non en fait pas tant que ça, ceux qui comprennent comprennent. Et chaque hiver aussi, vu qu’ici il te neige sans discontinuer sur la gueule de novembre à mai. J’ai souvent envie de sauver le monde, c’est ainsi (et en hiver, d’avoir plus chaud). J’ai souvent aussi la débilité de croire que je vais y arriver. Peut-être juste faire une petite différence? Bon okay, minime hein. Mais merde, j’ai pas envie d’élever mon enfant dans cette jungle où les choses matérielles comptent plus que les gens.

En attendant, j’écris un bouquin et je m’y perds un peu. Pas sûre de savoir si ça me fait du bien ou si ça empire les choses, mais j’ai pondu 70 pages et le reste est à venir. Le premier chapitre, les 5 premières pages sont , et si ça vous tente de me dire ce que vous en pensez, merci, merci infiniment. Sinon, merci quand même d’avoir lu jusqu’à la fin cette espèce de lettre bordélique qui ne veut rien dire.